Le mot de la semaine “Apolitique”

5:43 Non classé

Ce mot fleurit dans les déclarations de candidatures aux élections locales. Il est souvent mal employé.

Contrairement à ce que laissent penser quelques articles de presse je n’ai jamais utiliser ce terme pour préciser la démarche que j’entreprends en me présentant aux élections.

J’ai dit plusieurs fois que je me présente SANS ÉTIQUETTE. Ce n’est pas la même chose.
Il est évident que je fais de la politique puisque je souhaite intervenir dans la sphère publique.

Faire de la politique n’est pas une pratique honteuse. Je vois la politique comme une démarche de valeur au service des citoyens. Les problèmes commencent avec les ambitions personnelles ou les intérêts des partis.

Je refuse d’être classé dans un parti politique ou un système de pensée même si toutes leurs propositions ne sont pas à mettre d’emblée au rebut. Mais je ne veux pas du conditionnement des appareils. Certains appareils sont étouffants. L’histoire du XXème siècle abonde d’exemples éloquents démontrant la nocivité de certains partis. Le constat vaut pour les partis de droite et ceux de gauche.

Les Français qui ont naturellement du bon sens politique ne se précipitent pas dans les bras des partis politiques. Ils ne comptent ensemble que quelques centaines de milliers d’adhérents. Les vrais militants ne sont que quelques dizaines de milliers.

Je revendique le droit à la réflexion personnelle, le droit de tri dans les idées qui font débat, le droit de choisir sans l’influence d’une tutelle. Je refuse une agora où les ténors tirent les ficelles.

Je veux pouvoir dire que je suis hostile à l’installation d’un deuxième four à l’usine d’incinération de PLUZUNET même si beaucoup d’élus semblent favorables à cette thèse.

Ils partent en effet du principe que l’incinération règle le problème des déchets en les transformant en fumée. Je pense l’inverse. Les problèmes commencent avec l’incinération. Elle déclenche toute une série de réactions chimiques produisant des dioxines, des substances tératogènes et des mâchefers dont personne ne sait que faire.

La langue bretonne est pleine de bon sens. Mâchefer se dit “kaoc’h-houarn” Les connaisseurs apprécieront.

Etre sans étiquette signifie qu’on garde sa liberté de pensée et de jugement, qu’on ne défile pas le petit doigt sur la couture du pantalon quand les Etats majors ont parlé.

Le candidat sans étiquette se forge obligatoirement une opinion politique personnelle. En quelque sorte il est majeur et à son compte. C’est un combattant aux mains nues.

Le candidat d’un parti a aliéné par avance une part de sa liberté de pensée en la confiant à des stratèges patentés, oracles lointains chargés de dire le politiquement correct du moment. Le parti lui sert de gilet pare-balle et parfois de justification.

Ce qui est bon pour le canton de Bégard ou pour la commune de Bégard doit être mûri sur le terrain. Pas à Saint Brieuc et encore moins à Paris !

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